| The Sharp End : Critique |
| Mercredi, 11 Février 2009 11:25 |
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The Sharp End est le dernier né de Peter Mortimer et Nick Rosen de Sender Films. Mes premières impressions dessus pourraient se résumer en un seul mot :"Dingue". En effet, comme à chaque fois, les producteurs ne font pas dans la dentelle et The Sharp End ne coupe certainement pas la règle.
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Au contraire des "Dosage" de Big UP Productions où la difficulté et la performance physique atteignent des sommets, The Sharp End, traite une thématique différente où cette fois-ci ce n'est plus les niveaux qui rentrent en jeu, mais l'engagement total ! Le film nous montre quelques athlètes (Steph Davis, Dean Potter, Matt Segal,...) qui ne cessent de naviguer sur la vague du danger, du risque extrême. Nous passons alors à travers toute une série de pratiques aux confins de l’activité en terme d’engagement et de concentration. Parmi celles mises en avant, on retrouve l'escalade sur coinceurs, highball (blocs gigantesques), big walls au Yosemite, artif extrême dans le Colorado, escalade traditionnelle en République tchèque, solo, base line, base jump,... Personnellement, la séquence que j'ai préférée est celle de l'escalade traditionnelle en République tchèque, ou la magnésie est interdite et les noeuds sont utilisés en guise de coinceurs.
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Selon moi, le summum de The Sharp End est atteint quand Dean Potter tente de grimper une face gigantesque de l'Eiger, avec comme seule sécurité son parachute. Plusieures fois, on le voit jurer dans la voie quand il éprouve certaines difficultés à passer des passages clés de la voies. A ces instants, on tremble, on a peur pour sa vie. Imaginez alors le caméraman en train de le filmer. Et c'est justement là un des points peut-être dérangeant dans ce film. Certains ont pris des risques phénoménaux devant la caméra. Imaginez que l'un d'entre eux ait raté son coup et se soit grièvement blessé, voir tué... Pourtant, après ces quelques minutes intenses, on en redemande encore. N’y a-t-il pas là une forme de fascination morbide ?
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Visuellement, le film est très bien réussi et offre un panel complet de disciplines évitant ainsi que l'ennuit ne s'installe. Enfin, le film étant une pure production américaine, l'anglais est parfois assez dur à comprendre et aucun sous-titre n'est proposé. Si vous êtes une clinche dans la langue de Shakespeare, passez votre chemin ou contentez-vous simplement des merveilleuses et palpitantes images qu'offre The Sharp End. Informations utiles: Production : Sender Films Titre : The Sharp End Achat : - Site US de Sender Films - En Belgique, Kampeerder 2, Tel : 03 / 226 18 73 Prix : Environ 20 euros
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