| Glace de Soulcelme |
| Samedi, 14 Mars 2009 19:49 |
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Début d'année 2009 plutôt original pour le "melting pot alpi": Edith la française, Adrian le roumain des Pyrénées, Arnaud le belge et Nico le hollandais. Nous nous retrouvons tous à Toulouse chez Adrian qui a décidé d'emmener la joyeuse équipe sur les murs de glace proche de chez lui. Départ pour le barrage de Soulcelme. Nous bivouaquons au pied des cascades. Exercices de brochage, Abalakov et autre manip' avant de manger la glace pour une première fois. Comme on nous l'avais prédit, ça donne les gaz! Nous retrouvons bien vite les habitudes de la progression alpine: relais, dégaines magiques, thé chaud et autres vivres de courses ... L'assurage se fait à quelques mètres de la paroi et si possible de côté, afin d'éviter les éclats de glace qui peuvent parfois atteindre des tailles impressionnantes. Outre le casque, les lunettes ou mieux, le masque sont de mise afin d'éviter d'en prendre plein la tronche, malgré les inévitables blessures de guerre que nous ramènerons comme tout glaciériste qui se respecte. Lors de la progression, les bruits de la glace et son aspect peuvent donner d'excellentes indications quant à sa consistance. Le plus impressionnant étant la finesse de certains points d'appui. Deux ou trois dents de la lame suffisent (parfois) à retenir tout notre poids. Une étoile peut se former et la glace partir, il faut alors re-planter. On croise beaucoup de méduses (cloche pleine qui part en stalactites) et de cigares (colonne détachée de la paroi). Les mouvements de la grimpe en salle se retrouvent très bien sur ce terrain qui est propice aux lolotes et autres crochetages. Les jours qui suivront nous permettront de nous familiariser avec ce support de grimpe impressionnant. Le soleil aidant, nous terminerons même la semaine à faire du dry-tooling. Autrement dit, de la cascade sans cascade ou escalade de rocher à l'aide des piolets et des crampons... toute une autre approche et des sensations... déconcertantes. Nicolas Poels
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